Nishat 193

Anniversaire cher Wolfgang et merci

pour ces notes que la technique multiplie

indéfiniment

Tu sais comme j’aurais voulu partager

avec toi un verre de tokay une partie de billard

grand dieu et sans parler musique

Plutôt puisque tu parles français échangeons

quelque trait libertin tu ne les aimes pas

tous alors choisis toi-même je t’embrasse

Alain PRAUD

Nishat 191

Dans la chaleur de mes mains nues

dit mon confrère disparu le poète Iliazd

je tente de réchauffer des mains inexistantes

Et c’est seulement comme inexistantes

que je tente de les réchauffer car les

existants se détournent et m’ignorent

N’entendez-vous amis que partout

s’insinue un froid qu’il s’inscrit

Alain PRAUD