Nishat 279

Loin des aléas de la vie empirique

s’érige une statue de sel et d’ambre

faite de nos douleurs de nos rêves

incommensurables ( szlon tangage et roulis )

Quant à l’âme ou esprit on ne sait

ni le début ni la fin Comme la cueillette

des myrtilles sauvages

AP

(14 janvier 2021)

Nishat 262

Voués dès l’enfance à la musique bonne

( celle qui augmente et cimente, la jointive)

  • ce qui n’est pas elle est bruit et fureur –

A la musique vraiment pensée joinstuite

il semble qu’on ne peut en conscience résister

Et c’est un autre secret du monde

Alain PRAUD

Nishat 256

Enfant pleinement oiseau insecte

puis très vite la tyrannie de la pensée

On s’habitue oui comme tout le monde

séparé de l’Un par une main impérieuse

Enfant le hululement nous effraie

parce que c’est le cri même de la nuit

Maintenant je voudrais être requin

rapide élégant à tout adapté

à tout performant tout le temps heureux

sans savoir ce que c’est

Alain PRAUD

(17 septembre 2020)

Nishat 200

Palpite en nous une mer lumineuse,

scintille en nous un désert martien ;

jaillit en nous un monde hydrothermal

et ses vers invraisemblables – ainsi les miens.

Ce monde est le rêve d’un poète devenu

fou, trop tard pour se réveiller alors va

Alain PRAUD

Nishat 172

A la lisière des grands bois

j’avais élu un hêtre en boule

(il lui avait plu de pousser ainsi)

Inutile d’aller plus avant aucun oiseau

d’ailleurs ne s’y risque

et pourquoi Ce monde est si rond

comme la margelle d’un puits

voulu par de pieux ancêtres

Alain PRAUD