Nishat 268

L’arbre ne parle pas à notre entendement

mais à notre misère Lui dans l’axe du monde

nous quelque part dans les périphéries

Il est d’un lieu et de nul autre

Le bien le mal lui sont lettre morte

comme ses feuilles laissées au bien public

souverainement

Alain PRAUD

(17 novembre)

On se souvient de ces automnes

Le sous-bois odorant bruissant sous le pas

Telle douceur que tout lâche prise

et que les arbres semblent discourir

( notre bien-être venu de l’entretien infini

de ces autres êtres si fraternels )

Très haut le ciel, déclin et envol du temps

Alain PRAUD

(4 octobre 2020)

Nishat 258

Le sol et le ciel et l’air et le feu

et la mer inlassable sans vent

Chacun devient un Centaure mourant

sous un ciel chaque soir incendié

Quand des oiseaux en nombre mesuré

sans prédateurs propagent la légende

d’un monde parfait là-bas au loin

Alain PRAUD

(22 septembre 2020)