Le jardin de Vonnette, 4

Inutilement
suspendu entre toi et demain
dans le voeu d’un jardin de moniale
et d’un effacement semblable au tien

Et toi brillante étoile
que je saluais du jardin
je ne sais plus si tu existes tant
le matérialisme est chose labile

(« que je tiens de toi »)

Que savons-nous des roses ? peut-être
qu’elles ne veulent pas changer d’hémisphère
et que le parfum se transmet à peine
à trente-six-mille pieds

La peau des fruits caresse nos mémoires
seulement la peau son velours urticant
guignes prunelles astringentes
roses depuis toujours, temps suspendu (à
cet arôme)

Un pied hors de la véranda j’ai cru
sentir ta main sur mon épaule

Alain PRAUD
(à suivre)

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