Même les anges tombent (1) (Femme disparue et autres méditations, 1)

Hier j’ai chanté pour la reine Mary la reine Caroline
et pour toi aussi

puisque même les anges tombent

toi qui donnais la vie le sort a pris la tienne

où es-tu ? comme le cache-cache des enfants
tout ce que tu étais (ton visage) est devenu question

penser à ce peu de cendres, comment fait-on ?

ton visage d’enfant, de jeune fille occupe le ciel
il s’y passe à grand vent des choses considérables

inexplicablement ta mort m’allège
flottant juste sous la surface des larmes

« suis-moi . je ne suis nulle part »

j’entends (je n’entends pas) l’inflexion douce
« mon parrain »
(je n’entends plus)

au moment le moins attendu je sais
que tu viendras traverser mes rêves

Alain PRAUD

2 commentaires sur “Même les anges tombent (1) (Femme disparue et autres méditations, 1)

  1. Très émouvant, et pourtant sobre, friable, évasif, ou justement pour cette raison.
    « Penser à ce peu de cendres, comment fait-on ? » Et cependant on tente de croire à la survie, c’est tout le paradoxe, « suis-moi . je ne suis nulle part »

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