BUSON (1716 – 1783) : Haiku de printemps

harukaze ni
fukidashi warau
hanamogana

dans le vent printanier
elles éclatent de rire
ainsi font les fleurs

nashi no hana
getsu ni fumiyomu
onna ari

fleurs du poirier
lettre d’amour sous la lune
qu’une femme lit

tsurigane ni
tomarite nemuru
kôchô ka na

sur la cloche du temple
est venu s’assoupir
un papillon

(traduction : Alain PRAUD)

(Pur artiste, poète et peintre, plus tard chef d’école artistique et presque de secte, dans le souvenir et l’hommage au grand Bashô, le La Fontaine japonais – et le Verlaine aussi – , Buson, « humble village » (c’est son vrai nom) est, on le remarque, l’exact contemporain de Diderot et Rousseau. Il contribue lui aussi, pas moins qu’eux, à l’accroissement de notre humanité)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s