Michel Praud : « Séquence »

On écoutait
Bob Dylan et son harmonica
Acide
Sa guitare simple
On s’asseyait sur les trottoirs
On bousculait un monde
En guerre toujours
Se gavait de
Musiques colorées et explosives
L’air était bleu ou
Humide et roide
Quand passaient
Les saisons éteintes
Mais toujours
Notre tabac brun
Nous ramenait
A la voix écorchée
Et nonchalante
De Dylan
Et de bien d’autres
Qui habitaient notre quotidien
Purgeaient nos adolescences
Exaltaient nos rêves
On avait
Du sable
Dans les cheveux
Des espoirs monstrueux
Dans les yeux
Des jeans usés
Des filles folles
Aux seins fermes
Dans nos bras inconséquents
C’était juste une séquence
Le passé n’est que le
Présent d’hier
On ne sait rien

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