Pétrarque, Canzoniere, sonnet I (Voi ch’ascoltate in rime sparse il suono…)

Vous qui au gré de poèmes épars
entendez les soupirs dont j’ai nourri mon coeur
dès le commencement de juvénile erreur,
(j’étais tout autre alors en bonne part)

De ce style divers qui de larmes résonne
entre les vains espoirs et les vaines douleurs,
auprès de qui connaît de l’amour les ardeurs
j’espère au moins pitié, s’il ne me pardonne.

Mais je vois bien que du peuple à la ronde
je fus longtemps la fable, et que souvent
en mon intérieur vergogne se débonde ;

Et de tant délirer en vergogne j’abonde,
et repentir, et savoir clairement
que songe fugitif est ce qui plaît au monde.

(traduction : Alain PRAUD)

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