L’ Empire des Indes, ou Tintin au Kashmir (3) : Bénarès ! Bénarès !

Nous sommes toujours en août 1979, les mêmes Pieds-Nickelés avides de sensations fortes et goûteuses, quand nous nous envolons pour le Graal sans quoi pourquoi être venu, Bénarès (présentement Varânâsi). Vol aussi acrobatique que précédemment, no further comment. Nous avions un point de chute chaudement recommandé par le Guide du Routard, Tandon House, son hôte brahmane exquis, sa terrasse imprenable sur le Gange. Stendhalien comme j’étais alors (j’y suis toujours), la seule évocation d’une terrasse sur le Gange me mettait dans tous mes états. Evidemment d’entrée nous fûmes « misguided », élégante litote indienne pour dire qu’on a tenté de se foutre de nous (et pas grave, c’est la règle du jeu) : au bout de la ruelle la maison d’hôtes avait certes une terrasse, mais d’où le Gange était quasi invisible. Colère, aussitôt tempérée par les gamins du quartier qui nous guident en riant jusque chez Tandon, c’était à une encablure mais ça changeait tout. C’était spartiate chez Tandon, lits de cordes dans des cellules nues et il fallait trouver ailleurs pitance ; mais un tenancier au sourire perpétuel (« I am on the guidebook ! »), mince, élégant, drapé dans une sorte de toge, en sorte qu’on avait le sentiment de converser avec quelque patricien romain, de cette aristocratie qui ne s’invente pas, ici de caste et de toute éternité. Evidemment tous ses pensionnaires étaient Européens (ou Américains, Australiens), vaguement hippies parce que c’était encore la mode, des Italiens venus s’initier au sîtâr et surtout acheter là cet instrument presque à vil prix (un des plus beaux instruments qui soient au monde), et des routards dont nous n’étions pas vraiment, captivés eux par l’ambiance mystique et l’accès facile à toutes sortes de substances – « You can smoke, but I prefer in your rooms, nous informa d’emblée notre brahmane, sachant à qui il avait affaire (neighbours you know and the police) (il avait vu de vrais hippies vivre des mois sur des barques amarrées sur Mother Ganga comme il disait, dans la promiscuité, le peu d’hygiène et le risque de crues énormes, « hihi ! just like this ») – chez lui on ne risquait rien, voulait-il nous signifier, ni de Mother Ganga ni de la police, pourvu que nous nous comportions avec la modération d’usage en toutes contrées.

Mais Bénarès est aussi tout autre chose, que nous ne pouvions ignorer puisque nous étions là pour ça. Dans sa tétralogie La mer de la Fertilité (3 – « Le Temple de l’Aube ») l’écrivain japonais Hiraoka Kimitake, alias MISHIMA Yûkiô, amène à Bénarès (chapitre 8) Honda, son héros, pour lui faire vivre cette expérience unique : « une répugnante sainteté ». Cette traduction de 1980 ne m’a été envoyée par les bons soins du magazine communiste Révolution, auquel je collaborais alors comme pigiste spécialisé dans les parutions sino-japonaises pour l’essentiel, qu’au mieux en 1981, voire 1982. L’ambiance était un peu retombée, et les observations de Mishima dataient des années 60 au mieux, plutôt 50, peut-être même ne s’était-il jamais aventuré là dans ces régions impures, affreusement éloignées de la voie des guerriers (bushidô) à quoi en effet l’Inde n’eut jamais accès.

Nous n’avions donc pas encore lu cet oxymoron de Mishima, répugnante sainteté, que déjà nous avions à en évaluer la pertinence. Disons-le nettement : rien ne nous y préparait, sinon quelques lectures. Or il n’y a rien de si fallacieux que des lectures touristiques, voire ethno-touristiques, qui ne sont pas validées par une véritable immersion, hors des circuits organisés qui ne laissent de l’Inde qu’un spectacle fade et indigent. Il faut aller en Inde seul ou presque, ou rester chez soi. C’est vrai partout me direz-vous. Mais plus encore en Inde, et à Bénarès absolument. Cette année-là la mousson était sèche et le courant pas trop fort, de sorte qu’on voyait la rive droite, à un bon kilomètre, sur laquelle rien n’est construit car les années de mousson normale l’eau sainte s’étend à l’horizon ( « Hihi, just like this you know ! »). Je ne suis plus très assuré de la chronologie des événements, mais il me semble que c’est ainsi. Dès le lendemain aux aurores nous remontons le Gange avec un compagnon de hasard, administratif de l’EN dans le Gers, dont nous n’avons pas tardé à nous méfier (il est allé au cinéma en short et a manqué se faire violer, au moins par les regards d’hommes : en short ? en Inde ?). Le batelier, quasi nu et très musclé, m’évoque aussitôt celui du poème de Baudelaire « Don Juan aux Enfers » (« Un sombre mendiant, l’oeil noir comme Antisthène / D’un bras vengeur et fort saisit chaque aviron »)(j’ai sa photo dans un de mes exemplaires des Fleurs du Mal).

Et puis non, ce n’est pas ainsi. Je dois être véridique ou on n’y comprendra rien, ni moi-même. Arrivés la veille vers midi, après déjeuner nous nous immergeons…Mais non, puisque nous avions déjà rencontré le blaireau gersois. Quand donc, celui-là ? Je ne sais plus. Je me vois sous abri, le Gange immense devant les yeux, écrivant longuement à ma compagne d’alors une lettre-fleuve qu’elle ne reçut jamais (Postes indiennes…). Sur les terrasses voisines des enfants criards s’amusent à poursuivre des chats, des rats gros comme des chats. Des cloches sonnent à la volée de partout, des singes passent, des ados plongent et s’ébattent dans l’eau sainte et boueuse, des vautours planent en larges cercles. Comme malgré moi je me dis qu’ici aussi je pourrais vivre, avec de quoi écrire. Mais en vérité (mais quelle vérité ?) si loin c’était la veille, nous étions dans les ruelles des quartiers immémoriaux qui surplombent le Gange, entre des étals de légumes où des vaches solitaires, plus sombres qu’à Delhi mais pas moins sacrées se servent en passant, bousculent choses et gens, vaguement repoussées d’un horion, d’une gifle molle. Un sadhu couvert de cendre, les dents rougies de bétel, me plante entre les yeux le troisième oeil rouge de Shiva, sans doute parce que je suis vêtu à l’indienne et que j’ai les cheveux longs…

Et c’est peut-être là, dans ces ruelles tortueuses, que nous avons rencontré le Gersois, qu’il nous a dit que lui aussi créchait chez Tandon. Quelque chose nous dit à l’instant que ce gaillard sera un boulet, et il le fut. Mais pour l’instant nous venons d’être abordés par un jeune chef d’entreprise fort courtois qui nous propose de visiter sa maison, auparavant il nous guidera dans ce dédale vers le ghat des crémations, Malikarnika, normalement inaccessible aux mécréants et hors-castes comme nous. Pas de photos, bien entendu. Le reste, il en fait son affaire. Ibant obscuri sola sub nocte, écrit Virgile en une célèbre figure de style, et nous allions en effet, seuls et obscurs, sous cette nuit qui déjà tombait comme elle fait sous les tropiques. Dans ces circonstances l’approche de Malikarnika ressemble à une descente aux enfers, entre les morts déjà enveloppés du linceul, les mourants qu’on amène sur des brancards de fortune, les inévitables lépreux et diversement estropiés qu’on trouve partout où l’on peut glaner quelques pièces qu’ils sollicitent de la sébile et du moignon, tout cela à la lueur des bûchers où se démènent d’autres damnés, empilant le bois, fracassant à coups de longues perches les crânes qui ne brûlent pas assez vite, cela en présence des familles recueillies…Mais déjà notre cicerone nous arrache à nos méditations pascaliennes et quelque peu hébétées pour nous amener chez lui, une maison d’apparence cossue mais dont le vestibule est une étable occupée par la vache domestique, signe de haute caste. Plus loin il déroule devant nous des pièces de brocard brodées de fils d’or et d’argent, représentant des scènes infiniment variées de l’infinie mythologie hindouiste. Outre que c’est fort cher en dollars, cette esthétique nous est peu familière, et nous commençons à décliner poliment, quand le Gersois suggère que tout ça c’est sûrement « machine-made »…L’instant d’après nous étions dans la rue, expulsés manu militari, et pour ma part avec une furieuse envie de lyncher l’imbécile.

Mais il se fait tard, et cependant nous voulions voir le ghat le plus célèbre et à tous accessible, Dasasvamedh, immense escalier sur le Gange où des milliers font leurs ablutions et prières du soir, dans un vacarme de cloches, de clochettes, de gongs, d’harmoniums censés accompagner d’improbables psalmodies, tout ça dans un invraisemblable recueillement d’yeux clos et de mains jointes, avec la même immondice que partout, crasse et guenilles et encens violents, flambeaux d’éternité, et au beau milieu de ça une limousine noire qui s’avance jusqu’au haut du ghat, d’où sort une personnalité (rajah ? ministre ?) accompagnée de nombreux larbins comme lui enturbannés et qui se précipitent, lui rapportent l’eau sainte dans une aiguière dont il boit une gorgée et s’humecte barbe et visage avant de remonter dans son carrosse. Et à peine sommes-nous revenus de cette vision hors d’âge qu’un jeune quidam nous aborde : Les gars j’ai entendu que vous parliez français, vous n’auriez pas une ou deux roupies pour que je ne dorme pas dehors ? Il est vêtu d’un simple pyjama (mot indien, pas pour rien), rien dans les mains, rien dans les poches, il arrive du Tibet dit-il, veut juste dormir à l’abri, a revendu depuis longtemps billet retour et passeport, nous lui disons pourquoi pas 10 ou 20 roupies ? Non, deux ça suffira, merci les gars, et de disparaître dans la nuit immémoriale. Cette fois il faut rentrer, nous savons vaguement mais c’est un labyrinthe d’impasses, heureusement une nuée de gamins providentiels ne nous a pas quittés des yeux, nous ramène à la maison contre quelques piécettes. Nous avons le temps au passage de voir dans une échoppe des types demi-nus frappant à grands coups de maillet sur de gros bouquins entre les pages desquels sont coincées des feuilles d’or qui n’en peuvent mais.

C’est donc le lendemain matin que nous remontons le Gange avec l’infernal passeur. Bêtement cette fois je n’ai pas pris mon Retinette Kodak, mais J. a un bon appareil, c’est grâce à lui que j’ai conservé quelques images de cette navigation. Nous repassons bien sûr devant Dasasvamedh, vu du côté fleuve cette fois, un spectacle auprès duquel tous les concours de t-shirt mouillés de la Grande Motte et Palavas-les-flots ne sont que roupie de sansonnet, tant les femmes de tous âges et de toute conformation (Ogni forma, ogn’età, comme chante le Leporello de Mozart) se pressent en sari dans l’eau miraculeuse (effroyablement polluée) et surtout en ressortent…Vision enchanteresse aussitôt brisée par la dérive tout près de notre barque d’un cadavre dans son linceul, le crâne dénudé absolument par les oiseaux, que le Gersois eût volontiers immortalisé si nos mimiques ne l’avaient mis sérieusement en danger de noyade. Enfant, jeune fille vierge, femme enceinte, catégories dispensées de crémation et livrées telles quelles au fleuve de vie qui purifie tout ? Pauvre ou pauvresse dont la famille n’avait pas les moyens de payer le mètre cube de bois et les prières tarifées ? Je n’ai plus jamais cessé de repenser à ce mort, ou plus sûrement cette jeune morte vu sa petite taille, dérivant lentement vers le golfe du Bengale, à supposer que les vautours planant en larges cercles au-dessus de la cité des morts l’eussent laissé naviguer jusque là comme le Bateau ivre de Rimbaud. Plus haut Malikarnika fumait comme il fume jour et nuit depuis des millénaires, avec son écoeurante odeur de barbecue. Je ne sais pourquoi aujourd’hui, à Bénarès j’étais dans mon élément, jouisseur fasciné par la mort, thanatothérapiste même, je venais d’inventer le mot que personne je pense n’a repris. J’avais envie de rester là, de me fondre dans cette foule immense de pélerins par millions, d’apprendre le sîtâr, de m’asseoir au bord du Gange et de le regarder charrier sa moisson de cadavres dans une moiteur d’étuve, dans une espèce de fraternité universelle qui émane de chacun, comme à Lourdes je suppose, ou à la Mecque. Mais nous n’étions pas tous sur cette longueur d’onde.

Je devais dire tout cela, sans doute plus naïvement, dans cette longue lettre que jamais ma fiancée ne reçut. A peine l’avais-je terminée qu’A. vint m’arracher à ma rêverie lamartinienne : J. n’était pas au mieux, mais alors pas du tout. Il tremblait sur son lit de cordages, pâle, tétanisé, lucide cependant. A son chevet le brahmane ne souriait plus du tout, ni surtout sa femme, persuadée qu’il s’agissait encore d’un de ces camés qui allaient ruiner leur petite entreprise. Il suffisait pourtant d’appeler un médecin, que des gamins ramenèrent aussitôt, et qui diagnostiqua sans délai : Nervous breakdown, c’est assez courant ici, the shock of India you see, quant aux sédatifs il les avait sur lui comme tout bon médecin indien puisqu’il n’y a nulle part de pharmacie, et tout était gratuit de toutes façons puisqu’il était fonctionnaire comme tout le corps médical. Prescription : retour au pays natal. Soulagement du couple Tandon. J’avais envisagé un billet d’avion pour Patna, puis Kathmandu : ce plan fut changé en quelques minutes pour un retour sur Delhi. Encore fallait-il être à l’heure au siège d’Indian Airlines, c’était chaud, le taxi pressenti nous dit No problem sir comme ils disent tous, mais là c’était du lourd, un vrai baroudeur dans l’invraisemblable circulation des métropoles indiennes et désormais chinoises. A fond, avertisseur bloqué, ni à gauche ni à droite, pilant devant les gendarmes couchés, à fond aussitôt après et que je te slalome entre les bus, les carrioles, ânes, chameaux, buffles, vélos, rickshaws sans foi ni loi. Nous devions lui apparaître verdâtres dans le rétro, car il disait calmement No problem sir, we are in time, no problem ! Et en effet nous y fûmes, just in time, et il eut un bon pourboire. (Episode à comparer avec les pages 7 à 9 de l’immortel Tintin au Tibet) (voir note)

Jusque là prostré comme l’ultime Nietzsche, J. retrouva quelques couleurs sur un vol finalement trop bref. L’hôtesse du 727 était une vision des Mille et Une Nuits pour laquelle on se serait fait pilote, même en Inde.

Alain PRAUD

(suite et fin au prochain épisode)

(note sur Tintin au Tibet) : A propos des vaches sacrées ou soi-disant telles…Tintin et Haddock manquent ne pas pouvoir prendre l’avion pour Katmandou, principalement à cause d’une vache sacrée que personne ne veut déplacer. J’ai parlé ailleurs de ces animaux, mais j’en voudrais faire une rapide synthèse. D’abord il y a en Inde d’innombrables bovins qui dans les rizières et ailleurs triment, labourent, transportent, tractent, et dont personne jamais ne parle. Je voudrais être un instant leur porte-parole. Ensuite il y a une étrange polémique sur les vaches sacrées, il paraîtrait que c’est une légende née au XIXe siècle chez quelques fondamentalistes, et qui ne reflète nullement l’Inde actuelle. Alors actuelle je n’en sais rien, mais je puis témoigner qu’en 1979 c’était une réalité, même si avec les Indiens on ne sait jamais si c’est du lard (touristique) ou du cochon (civilisationnel). A notre arrivée à Delhi nous étions logés dans un quartier chic avec nombreuses ambassades et représentants de la classe plus que moyenne. A quelques mètres sur le trottoir d’en face trônait une vache sacrée comme celle de Tintin, immaculée, couverte d’offrandes, avec ces yeux d’or en amande qui te dévisagent, rappelle-moi ta caste, merci, cause-moi meilleur et garde tes distances. Deux fois seulement je me suis vu toiser par un animal d’une autre espèce : là à New Delhi, et quelques années plus tard (1986) quand à Villeneuve-de-Marsan un toro bravo de Miura après être entré dans l’arène comme un boulet de canon s’est retourné vers le public avec un mugissement tel que j’ai vu devant moi les têtes rentrer dans les épaules, et donc sans doute la mienne aussi.

Révérence gardée envers Hergé qui m’a tout appris du monde dans un premier temps, sur l’Inde ses références datent un peu. Personne n’aurait laissé Haddock chevaucher une vache, non pour elle mais pour lui ; aucune vache de cette variété-là ne se serait laissé chevaucher ou alors serait restée sur place, indignée, vous êtes témoins de ce qu’on me fait, allez, prenez des photos ; de toutes façons elle n’aurait pas quitté la scène au galop, démarche qu’elle n’a jamais eu à apprendre, et pour quoi faire ? Encore une fois la vache de notre hôtel était une grande dame qui savait les égards que nous lui devions. Mais quelques kilomètres plus loin, la même ou presque, vachée en travers d’une rocade genre Périph, les automobilistes sont descendus et chacun la malmène, on lui tient la queue les cornes, on pousse à hue et à dia…Mais enfin c’est vrai qu’elles sont là, symboliques autant qu’improductives, on ne peut pas plus s’en débarrasser qu’en Espagne le toro bravo, et puis après ? Devons-nous bannir de nos tables le cassoulet de Castelnaudary sous prétexte qu’il donne des flatulences aux végétariens ?

Un commentaire sur “L’ Empire des Indes, ou Tintin au Kashmir (3) : Bénarès ! Bénarès !

  1. Voilà un récit dont je n’avais eu qu’une version parcellaire et édulcorée par nos parents.
    Cette fois-ci voici l’histoire « vraie » et quasi exhaustive de ce voyage au pays des brahmanes et des vaches, pas si sacrées que ça, je vois. Il y a, je trouve, du Nerval (cf. « voyage en Orient ») dans ce récit qui confine au fantastique et baigne dans un surréalisme inquiétant.
    On est vraiment dans un autre monde bien loin des illusions vendues par les tour-opérateurs de tout poil. Je ne sais pas ce qui avait motivé votre choix pour ce pays et Bénarès en particulier. Sans doute ce tutoiement avec la mort tel que le pratiquent les Indiens ? En tout cas voilà une narration qui glace les sangs et fait prendre la mesure du fossé abyssale qui sépare nos cultures européennes de celles d’Asie.
    Je comprends du coup l’état d’affolement, la perte de repères cohérents de ton copain d’alors, profondément perturbé par le monde dans lequel il avait été plongé brutalement. J’espère qu’il n’en a pas conservé de séquelles dommageables. Ni toi non plus d’ailleurs. Bref voilà un récit sidérant à plus d’un titre et grandement instructif pour nous qui vivons sur une autre planète.
    A part ça merci de rappeler que Tintin nous a presque tout fait découvrir et nous a fait subodorer le reste …

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