Virgile, Géorgiques, chant I (2)

Et quant à toi, César, de qui nul ne sait
Quel sera ton rang dans l’assemblée des dieux,
Et si ton choix se portera sur les cités
Plutôt que sur la terre et l’immense univers
Dont tu sais ordonner et fruits et saisons,
Les tempes ceintes du myrte maternel ;
Ou que tu étendras ton empire universel
Sur la mer immense, vénéré des marins comme
La puissance asservie de Thulé la lointaine,
Thétys t’adoptant au prix de toutes ses ondes ;
Ou bien tu deviendras l’astre supplémentaire
Entre Erigone et les pinces qui s’ensuivent :
Déjà l’ardent Scorpion devant toi les referme
Et te laisse de droit plus que ta part céleste
(Quelque lieu qui t’attende aux Champs Elysiens
Ne sois pas envieux de régner sur des morts
Même si Proserpine en appelle à sa mère) ;
O s’il te plaît d’autoriser mon entreprise
Comme de ces paysans qui ne savent où aller,
Guide-nous ensemble sur cette voie neuve
Où, sache le, nous saurons tous te louer.

Au retour du printemps, quand la neige s’écoule
Et, aidée de Zéphir, vient empreindre la terre,
Que mon taureau mugit sous le joug de l’araire,
Et que le soc enfin hors du sillon reluit,
Le champ répond aux voeux de l’ardent laboureur,
L’été deux fois brûlé, deux fois gelé l’hiver ;
Alors le poids du grain fait croûler le grenier.

(traduction : Alain PRAUD)

(à suivre)

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