Virgile : Géorgiques, chant I (1)

Ce qui fait les riches moissons, sous quel astre la glèbe
Retourner, Mécène, et marier la vigne à l’orme ;
Quels soins donner aux boeufs, quelle méthode encore
Est propice au troupeau, à l’abeille économe,
Je vais le chanter. Vous, éclatantes lumières
Du monde, qui au ciel dirigez le cours de l’année,
Bacchus et toi Cérès généreuse, si par vos dons la terre
Laissa le gland de Chaonie pour l’épi nourricier
Et mêla au vin nouveau l’eau de l’Acheloos ;
Et vous, tutélaires dieux des champs, Faunes,
Accourez à ma voix en compagnie des filles Dryades :
Je chante vos bienfaits. Et toi aussi, Neptune,
Qui de ton grand trident fis accoucher la terre
D’une cavale hennissante ; et toi, hôte sacré des bois,
Qui permets à trois fois cent taureaux immaculés
De tondre le taillis verdoyant de Céos ; et toi-même,
Dieu Pan, délaisse un peu le bosquet paternel du Lycée,
Seconde-moi, donc, si ton Ménale t’est si cher.
Et toi Minerve qui trouvas l’olivier ; toi, garçon,
Inventeur de l’araire ; et toi, Sylvain, avec en main
Ton rameau de cyprès ; et vous tous, dieux, déesses,
En charge des champs, et, sans semence, des fruits nouveaux,
Qui faites pleuvoir sur eux l’averse salutaire.

(traduction : Alain PRAUD)

( J’entreprends ici un travail de longue haleine, la traduction intégrale des Géorgiques, oeuvre majeure de Virgile, l’immense poète que j’espère on ne présente plus. Si Dieu me prête vie, comme dit la langue)

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