« Il faisait un temps de fin d’automne… »

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Du hameau les rares arbres se dépouillent.
Feuilles d'érable, rouges, s'éparpillent.
De brume ou de pluie le passant se fait rare.
De mélancolie chrysanthème nous parle.
Déjà tombe la neige d'un ciel givrant
quand, seul, un canard plonge dans le néant.
A l'horizon, loin, s'envolent les nuages.
Départ d'hirondelle, arrivée d'oies sauvages
appelant sourdement à cris déchirants.

Xijou Ji, ch. XIII : « Il faisait un temps de fin d’automne »

trad. Alain PRAUD, 15/07/2002

(le Xiyou Ji, « Voyage en occident » ou comme je préfère « Pérégrination vers l’ouest » conte de façon familière, comique, légendaire, burlesque, carnavalesque, populaire en un mot, la quête du canon bouddhique par le moine chinois Xuanzang, entre 629 et 645, à la demande de la dynastie Tang à ses débuts, à seule fin de rapatrier en Chine les rouleaux (657 !) du corpus sacré. Xuanzang a accompli son contrat, rapporté les textes après mille vicissitudes de terre et de mer, et passé vingt autres années à les traduire en chinois, avant que la dynastie ne bannisse définitivement de Chine le bouddhisme, aujourd’hui peu pratiqué. Reste un ouvrage unique dans la littérature mondiale : fantastique et fantasque, comique et drolatique, mystique sans en avoir l’air, bouffon et d’une exquise poésie…)

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