Cercle sous la mer pour Pier Paolo Pasolini (3)

Faudra-t-il se résoudre à moitié vivants
A laisser le vent d’ouest pour un crépuscule
Langé d’astres seconds de couleurs crues
(Si la couleur était notre horizon)
Rejoindrons-nous avant la nuit la noblesse
Des enfants, même ceux qui mendient
Notre avenir est-il représentable est-il
Même un creux où nous sommes possibles
Pianistes voûtés grelottant sous les saules

A quelques pieds sous le tombant l’être veille
Mais sans prise sur le dénuement de ce siècle
D’asphalte et de sang, quand la seule beauté
L’effarouche
Nageant dans l’eau froide des mots, des couleurs
De l’aube où tout revient (ce monde est une énigme
De verdure qui croît avec nous)
Lettrés lunaires vielleux bienveillants
Enfants poissés de sable noir motorisés hirsutes
Bariolant de rires Naxos Ithaque Highway 66
Fermettes d’un été, pêches miraculeuses,
Omnibus enfumés de permissionnaires
Carmen et Callas scintillant à la lune
Et les petits cireurs de chaussures aux dents
Impeccables

C’est une valse au fond du bleu un tango
Indigo de pucks d’elfes d’ondoyants nemos
Pour toi Pier Paolo Rome n’est plus dans Rome
Pioches marteaux malmènent les étoiles
Etés peuplés de chats bains publics flottant
Sur Caracalla d’autres ruines mal famées
Et cette plage badigeonnée de nuit

Alain PRAUD (18 août-23 septembre 2012)

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