Jésus revient (dans le Coran)

Dans la présente Ecriture, parle-nous de Marie, qui se retira de sa famille en un lieu d’orient,

et qui étendit un voile entre elle et eux. Nous lui avons envoyé Notre Esprit, sous la forme d’un mortel accompli.

« Contre toi, dit Marie, je me réfugie dans Celui qui octroie le Bien. Puisses-tu être un vrai croyant ! »

– « Je ne suis autre que l’émissaire de ton Seigneur, venu à toi pour te donner un garçon pur. »

– « Mais comment enfanterais-je un garçon, quand nul mortel ne m’a approchée, et que je ne suis point femme ? »

– « Il en sera ainsi, dit l’Envoyé. Ton Seigneur a dit : Cela Nous est facile et assurément Nous ferons de lui un message pour les peuples, une grâce de Nous tombée : l’affaire est conclue. »

Et elle devint grosse de l’enfant et se retira en un lieu écarté.

Les douleurs la surprirent à l’approche du palmiste.  » Plût à Dieu, s’écria-t-elle, que je fusse morte sur le champ, et ma mort dans un oubli absolu ! »

L’enfant tombé d’elle répondit : « Pourquoi t’affliger ? Ton Seigneur fait couler un ruisseau devant toi.

Secoue seulement ce palmiste : il en cherra des dattes fraîches.

Alors mange et bois et sèche tes yeux ! Que si tu vois quelque mortel, dis :

 » Au Seigneur je voue un jeûne et en ce jour je ne m’adresserai à nul humain ! »

Alors elle vint vers les siens, avec en ses bras l’enfant. « Marie ! dirent-ils, ce que tu as fait là est monstrueux !

Soeur d’Aaron ! ton père n’ était pas un indigne, ni ta mère une prostituée ! »

Et comme Marie montrait l’enfant :  » En quel langage, dirent-ils, irions- nous nous adresser à un nourrisson ? »

Mais celui-ci leur dit : « Je suis serviteur d’Allah. Il m’a donné l’Ecriture et m’a fait Prophète !

Où que je sois Il m’a béni et m’a recommandé toute ma vie la Prière et l’Aumône,

et d’être tout de bonté envers ma mère. Il ne m’a voulu ni violent ni malheureux.

Que soit sur moi le salut, du jour où je suis né jusqu’au jour de ma mort, et le jour où je serai rappelé parmi les vivants ! »

(Le Coran, sourate XIX, « Marie », versets 16-34)

(traduction : Régis Blachère (1966) / Alain Praud (2011))

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