Mei Hua : Eclats de lune, 1 – 2

Alexandrie est un étrange lieu
Vivant dix mille fois
Et saupoudré des cendres
De tout le savoir du monde

Il n’y aurait plus de saisons
Il n’y en a jamais eu
J’ai retrouvé mes roses intactes
Et mon amant inconstant

Adapté du chinois (cantonais) par Alain PRAUD

( Mei Hua – « Fleur de Prunier » – est une jeune femme d’une trentaine d’années dont les parents ont choisi, peu après sa naissance, de venir vivre à la Réunion où prospérait déjà une importante communauté chinoise, essentiellement originaire des provinces du sud du Grand Fleuve. Bien que Française d’éducation et de culture, elle a choisi un nom de plume (ou de pinceau) chinois, et de s’exprimer dans le dialecte cantonais de ses origines, assez différent du mandarin. Mais l’écriture unifie la Chine, et ses quatrains heptasyllabiques comme ses poèmes en vers libres sont un hommage constant à ceux de Du Fu, Li Bo et quelques autres. J’ai choisi avec son accord de les adapter librement en français.)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s