Inactuelles, 7 : Rejouer 68 ?

      « Je ne sache pas qu’il y ait un sens à la vie. Le mieux qu’on puisse faire, c’est de passer avec nos semblables le temps qui nous est départi parmi les choses qu’on a touchées, les bonnes, de préférence. »

     Si je me plais à citer ces lignes, les premières de  La casse  (Fata Morgana, 1994), c’est sans doute parce que mon amitié avec Pierre Bergounioux remonte à cette fameuse année 1968 – année de lumière et pour bien d’autres raisons que le joli mai ; mais aussi et surtout, avec cette rigueur de ton mais sans hauteur, à la Descartes, parce qu’elles semblent faire écho, ces lignes, avec celles-ci :

     « Appelons « visée éthique » la visée de la « vie bonne » avec et pour autrui dans des institutions justes. » (Paul Ricoeur, Soi-même comme un autre , Seuil, « L’ordre philosophique »,1990 ; « Le soi et la visée éthique »,p.202)

     Voilà une entrée en matière bien austère pour un article où il ne sera question que de politique et d’amour – amour de la politique, sans doute ; politique de l’amour, peut-être ; amour de l’amour, certainement. Pour lire confortablement ce qui suit, le mieux serait d’entendre le 3ème concerto pour piano de Rachmaninov, par exemple sous les doigts de Vladimir Horovitz.

     Dans les récentes et très populaires manifestations contre (ou à propos, sous prétexte de, parallèles à) la réforme des retraites, on entendait ici et là certes l’évocation de défilés moins archaïques (2003, 1995, 1986), mais aussi, avec une insistance qui faisait dresser l’oreille aux vieux qui n’en ont plus guère, le rappel de slogans devenus d’autant plus historiques qu’ils sont restés anonymes : certes pas « Sous les pavés la plage », moins encore « Jouissez sans entraves » (s’agissait des retraites, malgré tout…), mais souvent celui-ci, que mon oublieuse mémoire projette sur un mur de la faculté de Nanterre : « Soyez réalistes : demandez l’impossible ». Le petit génie qui a trouvé cette formule doit être aujourd’hui retiré des affaires après avoir prospéré dans les cabinets ministériels, la diplomatie, les médias, voire la haute finance : et puis après ? Le slogan était d’autant plus efficace qu’il simplifiait ou parodiait un célèbre fragment d’Héraclite ; fragment qu’on a pu relire récemment (Le Monde, 24-25 octobre) inexactement cité -mais c’était, bien sûr, volontaire – par la jeune et brillante « philosophe » (c’est ainsi qu’on baptise désormais, dans Le Monde et partout, les profs de philo qui publient des livres et passent à la télé) Cynthia Fleury. « Si tu ne cherches pas l’inespéré, tu ne trouveras rien » – dit-elle après son collègue éphésien ; qui est censé, lui, avoir dit ou écrit : « S’il (le philosophe) n’est pas en quête de l’inespérable (anelpiston : la Vérité confisquée par les dieux et qu’il s’agit pour lui de leur dérober), il ne le découvrira pas ». Ce n’est pas affaire de détail car nous ne sommes plus sur le même plan : ici le penseur en charge de la Vérité, là (C. Fleury) le citoyen en quête de Liberté, plus encore collective qu’individuelle. De sorte que l’inexactitude de sa citation n’est nullement innocente : elle est clairement politique.

     De temps en temps me parviennent des voix qui fredonnent « Dis-moi encore que tu m’aimes » …comme alors Joe Cocker, Donovan, Bob Dylan, tant d’autres baladins toujours bien vifs – veste cintrée et cheveux longs jusqu’aux épaules on léchait au Wimpy languissamment des glaces en écoutant d’une oreille des chansonnettes rythmées et sussurant à des filles mutines aux yeux charbonneux et jupes ultra-courtes qui prenaient depuis peu la pilule des cochoncetés dépourvues de gros mots mais absolument transparentes ; on riait elles pouffaient pour la forme on allumait une autre gitane sans filtre en attendant mieux qui ne tardait guère. Liberté, Liberté chérie… A cette époque j’eusse aimé disputer avec une Cynthia Fleury, surtout qu’elle est très belle (voyez sur l’internet) ; mais point, car les filles savaient qu’elles n’avaient pas la parole. Et bien rares étaient celles qui la revendiquaient (Hannah Arendt était inconnue dans le cursus philosophique). La spécificité de l’homme et de la femme en ce monde c’est le logos, la parole organisée en discours face aux grandes murailles des pouvoirs et aux « eaux glacées du calcul égoïste » (Marx) – logos susceptible de se faire poièsis, le discours qui s’échappe et s’excède en s’affranchissant du bornage de l’utile et des pusillanimités de tous ordres.Point d’humain – collectif surtout – sans logos. Point de civilisation sans poièsis

     Où en étais-je ? A Joe Cocker (Unchain my heart) et aux filles mutines et court vêtues. Nous éloignerions-nous de mai 68 ? Au contraire nous y sommes. Car ce fut avant tout une histoire de filles et de garçons.
     On l’oublie sans doute, mais pour les jeunes de cette époque rencontrer le sexe opposé tenait du parcours du combattant. Mixité nulle part, pas davantage au collège qu’au catéchisme (mais à l’Ecole de musique oui, ce qui ne fut pas pour rien dans mes inclinations à venir) – et surveillance partout. Sur ce point la France gaulienne était à peine différente de l’Espagne franquiste. On n’était majeur qu’à 21 ans, et même alors… Par exemple les facs et les cités U sortaient de terre comme des champignons, mais la cité des filles était à des lieues de celle des garçons, et gardée par des cerbères sourcilleux ;  quiconque était surpris avec un individu de l’autre sexe était aussitôt fiché et renvoyé à la première récidive. On avait 18 ans et le sang chaud. On étouffait.

     Cependant dès 67 on s’était fait la main et les dents, loin des familles et d’institutions injustes, lors de « surboums » comme on disait, fort mixtes elles et qui duraient des weekends entiers ; sans parler des boîtes de nuit où l’on se rendait à pied fût-ce à des lieues pour ne rentrer qu’à l’aube enlacés dans des voitures de hasard. Pour ne pas toujours évoquer Du Fu voici Abû Nûwas son contemporain qui a son boulevard à Bagdad :

                                     nous étions tous minces comme des lames
                                     fleur de la jeunesse et de la courtoisie…

bientôt bacheliers avec l’avenir devant. Les filles avaient des prénoms désuets et des jambes de faon, quand le cours de philo languissait on leur écrivait des rondels d’amour entre deux poèmes épiques contre la guerre du Vietnam ; et dans les trains bercés du souvenir de leurs baisers brûlants on lisait ostensiblement sous les regards obliques des autres voyageurs l’Humanité Rouge par exemple, « organe du PCMLF » à la rhétorique tellement bétonnée que malgré une déjà longue habitude de lectures arides on n’y entravait que dalle mais qu’importe. On sentait un fort souffle d’est, l’orient était rouge, il se feuilletait avec sérieux ou perplexité un opuscule vermillon qui tenait dans la poche et où était prescrit par exemple  » Que les campagnes encerclent les villes ! » Et l’hiver 68 on avait souscrit à Un bateau pour le Vietnam, initiative communiste relayée par l’UEC, même si avec ces gars de notre âge – mais on était en Hypokhâgne, nous – on faisait surtout des concours de paillardes (  Un jour la p’tite Huguette…). Bref le joli mai on ne l’a pas vu venir parce qu’on était souvent au lit quoique en fort bonne santé, dévoreur de livres mais de Burroughs ou Claude Simon, brûlant même les planches mais pour La cantatrice chauve… On s’est retrouvés dans la rue sans trop savoir comment, scandant avec les autres « Dix ans ça suffit ! » – dix ans de gaullisme ? plutôt dix mille ans de dictature des vieux, des rassis, des peine-à-jouir, des tartuffes, des flics de tous acabits. Raus ! dehors tout ça ! de l’air ! et vivement

               Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront…

     Les cours ayant cessé nous nous rendîmes en délégation au domicile de notre vénéré quoique jeune encore professeur de philosophie. Fenêtre ouverte sur les bois, le maître était à ses lectures habituelles, en grec, en allemand ; ombre légère et discrète, son épouse servait le café. Pépiements d’oiseaux, dehors. On avait envie de répéter après Hölderlin : Viens dans l’Ouvert, ami… Mais nous n’avions, nous, qu’une question : devons-nous lire Lénine ? A quoi le maître, nullement surpris, répondit : « Pourquoi pas ? Mais avant Lénine vous devez lire Marx ; avant Marx, Hegel ; avant Hegel...Moi, les yeux fermés, je vote communiste. » Les traits plissés d’amusement en faisant circuler parmi nous son paquet de gauloises bleues. Ce type nous étonnerait donc toujours. La France était sens dessus dessous : il s’agissait bien de voter ! Et d’abord nous n’avions pas l’âge, il le savait bien. Encore une de ces énigmes dont il nous avait communiqué le goût : « Devant le fatras de Descartes, j’aime la limpidité de Mallarmé. » Voter, oui, mais en attendant ?

     Dehors dans la vraie vie le désordre croissait, devenait panique. C’est ainsi que nous avons enlevé avec leur consentement, au nez et à la barbe des religieuses chez qui elles prenaient pension, deux petites mignonnes condisciples, les emmenant qui à moto qui en auto-stop jusqu’à une datcha du bord de mer, assoiffées qu’elles étaient d’expériences nouvelles. Trois garçons, deux filles, que de possibles ! A notre décharge nous n’abusâmes de la situation que ce qu’il convenait. Au vrai, la première nuit passée nous étions tous déjà un peu dans l’embarras. Elles finirent par trouver un téléphone, et leurs parents rappliquèrent en voiture (il n’y avait plus une goutte d’essence pourtant) ; à nous on ne reprocha rien, mais à elles il dut en cuire un peu. Elles ne m’en voudront pas d’avoir oublié leurs prénoms si par hasard elles lisent ces lignes, petites fleurs dans la gerbe d’un printemps luxuriant. Nous sommes encore restés un peu les garçons à tâcher de tirer les leçons philosophiques de la chose, tout en faisant ripaille au coin du feu. Puis on est rentré chez soi comme on a pu, non sans nous être donné rendez-vous pour l’été au-dessus de Vence où nous projetions de traduire le Prométhée enchaîné d’Eschyle (ce que nous fîmes en effet – le séjour, très peu la traduction). Pour moi j’ai passé le mois de juin à écrire, à lire Les Possédés et toujours mon cher Nietzsche. Et ce fut tout.

     Une ouvrière spécialisée (OS) dans la confection gagnait 290 francs par mois ; un instituteur débutant, 750 ; le Pdg de Rhône-Poulenc, aucune idée. Ces chiffres n’apparaissaient nulle part. La France était une quasi monarchie avec ses secrets, ses prébendes, ses privilèges, ses obscures intrigues de palais. La chambre introuvable sortie des élections de juin était celle d’un parti unique, le parti de la peur. Ils avaient eu chaud, et rien ne serait plus comme avant, ni dans les lycées, ni dans les facs, ni dans les usines. Le trône avait vacillé et le vieux roi allait passer la main, moins d’un an plus tard. La question du vivre ensemble était posée sur des bases entièrement nouvelles. Cynthia Fleury, qui n’était pas née en 68 et n’y fait d’ailleurs pas allusion, évoque le discours d’Albi de Jaurès et cette apostrophe qui pourrait dater d’hier matin : « Jeunes gens, la vie a extrêmement resserré l’espace du rêve devant vous. » Peut-être même ne croyait-il pas si bien dire, à portée de voix de 1914 et de sa propre mort. A partir de là il les exhorte ces jeunes à trouver des voies nouvelles qui ne s’inspirent pas des générations précédentes ; à inventer leur chemin de vie, leur vivre ensemble. En 68, quand au contraire l’espace du rêve s’ouvrait indéfiniment devant elle, une autre génération bien différente a tenté d’ouvrir des chemins dans la brume et le désordre, armée de références déjà obsolètes sinon archaïques (Mao, Cuba, 1917, la Commune), sans voir que la croissance indéfinie était désormais du passé, et que la crise structurelle, chronique, de l’économie capitaliste s’apprêtait à connaître des développements spectaculaires. De sorte que c’est en effet à la jeunesse actuelle de reprendre au bond le conseil de Jaurès, et de chercher l’inespéré, comme ne dit pas tout à fait Héraclite (mais quel beau slogan : Cherchons l’inespéré !) – c’est à dire d’inventer la démocratie de demain.

     Le moins qu’on puisse dire, c’est que le pouvoir actuel, pour l’essentiel composé des enfants de ceux qui eurent en 68 une telle trouille que, comme dit Flaubert à propos de juin 1848, « des gens d’esprit en restèrent idiots toute leur vie » – que ce pouvoir, donc, n’est pas le mieux placé pour l’y aider. Puisque selon lui, il n’a de cesse de le répéter, mai 68 est à la source de tous les maux. Avec de pareils postulats on a des chances en effet de mourir idiot. Bien entendu il n’est pas question de rejouer 68 (et heureusement, car la violence a fait de part et d’autre beaucoup de progrès) ; mais les dirigeants d’aujourd’hui seraient bien inspirés de ne pas rejouer, eux, l’aveuglement de leurs prédécesseurs. Ce n’est pas une question d’intelligence – ni de Gaulle ni Pompidou n’étaient des imbéciles – mais de lucidité, de sagesse en somme. « Diriger », dit Cynthia Fleury, « c’est conduire un peuple avec son assentiment » : il faut se méfier de telles assertions, car à ce compte Hitler et Staline seraient des dirigeants d’exception (et chez nous Pétain…). Il n’en demeure pas moins qu’à laisser s’installer dans une majorité significative d’un peuple cette idée qu’on n’est plus le garant d’institutions justes, on fait courir de grands risques au corps social tout entier.

     Au livre XIII du Lunyu (ou Entretiens avec ses disciples), à une question du duc Ding qui s’enquiert de l’existence ou non d’une sentence capable de ruiner un pays, le maître que nous appelons Confucius répond : « Il n’est point de paroles susceptibles d’un tel effet ; mais cet adage s’en approche : le seul plaisir du prince est de n’être jamais contredit. Par cette seule sentence n’est-on pas à même de précipiter le pays dans la ruine ? »

Alain PRAUD

2 commentaires sur “Inactuelles, 7 : Rejouer 68 ?

  1. Mai 68. J’ai picoré, derrière les barreaux de ma prison (nous avons été interdits de sortie durant ce mois-là) les informations les plus délirantes, les plus déformées par les fascistes qui nous gardaient, mais aussi les plus précieuses, par nos postes à transistors.

    Dans notre vase clos, le trafic de cigarettes allait bon train et certains n’hésitaient pas à traquer les mégots dans les caniveaux de notre cité interdite, pour reconstituer des clopes saturées de goudrons et autres saloperies, qu’ils fumaient avec avidité. Les « Isère » et les « Grenoble », blondes infectes, fabriquées pour les JO d’hiver de la même année, avaient fait un flop commercial retentissant. C’est la raison pour laquelle, l’Etat avait refilé ses surplus ratés aux militaires (no comment). Dédaignées au début, puis recherchées durant la disette, les conglomérats de mégots étaient donc constitués de la pire merde que l’on puisse imaginer.

    Pour la lecture de cette évocation de mai 68, j’ai écouté une version plus émouvante : celle enregistrée par Rachmaninov lui-même le 4 décembre 1939 (orchestre de Philadelphie, Ormandy à la baguette), rééditée chez Naxos. C’est pour taquiner…

    De plus, dans un autre style musical, à l’époque, ma préférence allait – et pour cause- à : « on the road again » extrait de l’album paru en janvier de la même année: « boogie with canned heat » (version US exclusivement).
    « Canned heat » était d’ailleurs, aux USA, une boite de conserve contenant de l’alcool pur à usage ménager … voyez où certains ont voulu en venir.

    Pour ce qui est des filles aux longues jambes et en mini jupes, on partait avec un handicap phénoménal qui était la boule à zéro.
    Mais nous savions qu’elles existaient car nous les frôlions en boîte, les rares jours de dépaysement qui nous ont été accordés plus tard.

    Pas d’équipées glorieuses et libertines donc, pour nous les internés. Mais la part de rêve était d’autant plus grande que la réalité ne nous était absolument pas accessible.

    Trois en plus tard, je passais en douce (dans un autre enclos où l’on bouffait du viet et vomissait toutes les variantes du communisme) « rouge » et « libération » dans le creux de mon képi bleu azur, agrémenté d’un fin liseré rouge (justement).
    Sous le bras, je portais négligemment «last exit to brooklyn » de Selby. Aucun de nos gardes chiourme ne connaissait ce zigoto. Peinard donc.

    Je me repaissais de cette littérature interdite avec délectation, dans la chambrée où dominaient l’odeur du tabac brun et les fragrances d’huile d’armes.

    J’ai vécu un mai en mineur. Bien sûr j’aurais préféré qu’il fût pour moi, majeur, roulant la colère derrière les barricades, vociférant face aux flics, rêvant, la tête en feu, à des lendemains qui n’existent pas.
    Y croire avec tous les autres m’aurait bien plu.
    Aujourd’hui ce n’est que colère molle et peuple soumis. Tout ça pour ça.

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  2. Vous racontez très bien votre mai 68, avec ce parfum de délectation morose qui fait le charme des dernières lignes de l’Education sentimentale : « Oui, peut-être bien ? C’est là ce que nous avons eu de meilleur ! »

    Moi, j’étais même en khâgne à Condorcet, vieux très tot, et voici donc la synthèse que je fais, dans Macagna le Mirifique, des fameux événements :

     » La bourrasque de 68 ouvrit dans l’Education nationale un vaste chantier de démolition qui, pour des décennies, offrirait matière à ma rage impuissante. Je redoutais par dessus tout qu’Ernest ne refît surface, Jean Valjean d’opérette, dans les fumigènes d’une barricade chic. Savoir si la bêtise n’est pas pire que le crime, auquel d’ailleurs elle conduit si souvent…Le vieux Général perdait le nord et gagnait l’Est. Les étudiants, qui lundi dissertaient aussi pieusement sur “Bijoux et camées” que sur les “Illuminations” , mardi jetaient le tout par terre avec le fric, les flics, le boulot, le dodo et les platanes centenaires du boulevard Saint-Michel. Puis le retour du Commandeur, un défilé de Libération, des élections vainement triomphales, des boulevards dûment bitumés. Deux farces valent mieux qu’une : les anciens combattants iraient bientôt, dans le causse, paître les brebis en tirant le joint. L’épopée finirait en pastorale, du côté des Lotophages. »

    Plutôt que la peur, je dirais que c’est la raison qui a remis la France sur ses pieds. Il faut toujours un lendemain à la « Fête des fous ».

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