Ode brève pour quand mon ami Jean Crampagne devint émérite

Trente-six ans de l’eau a passé sous les ponts
De la Pique et d’ailleurs   Bien des pêcheurs se sont noyés
Dans leurs rêves   Il y eut des soirs de pluie
Des matins de neige des avant-printemps
Des effets de foehn et quelques impassibles
Cultivant sans broncher une langue niée
Ici peut-être plus qu’ailleurs mais en secret
Caressée   On avait la passion prompte
Le chagrin parcimonieux   Les nids tombaient
D’eux-mêmes dans nos mains ouvertes

Le théâtre la vie entre une scène et l’autre
Nous n’aurons pas cessé de jouer un mystère
Peuplé de bêtes d’acier noir d’élégants
Danseurs de paso doble ou de tango
De fanfares de soupirs sous les balcons
Des anges trop humains y ont la voix suave
De Sirènes chryséléphantines
Et la forêt des ans est fertile en lianes

Arrêtons un moment veux-tu     Considérons
Le chemin parcouru sa poussière dorée
Nous qui sommes de ce monde et de nul autre
La paume à contre-ciel dans le couchant
Si loin safran magenta et cependant
Le même    Mon vieil ami je te salue

Alain PRAUD

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