Nishat 30

A tout instant change le ciel l’air s’écoule
Dans la bouche efforcée ,          puis ces ombres que la nuit
Seule retient ,  dense et légère , un instant encore
Avant l’haleine froide tombée là qui ne s’en va plus  –
( Sans toi qui que tu sois la forme du monde
Peine à s’accomplir  –  mots entendus non en rêve
Mais en marche ,  avec le bougé du paysage ,

Les vivants sans vous on ne reviendrait pas ici ,
Les seuls vivants ,  que l’on chérit  –  tandis que la moire
Immense répand sa qualité partout  :  on s’en retourne
Alors comme indécis  –  comme si cela se pouvait  –
Laissant un peu de soi sous la lumière à son tour
Recouverte ,

Alain PRAUD

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