Croire au monde : l’aurore

Deleuze :  » Il se peut que croire en ce monde, en cette vie, soit devenu notre tâche la plus difficile. »  En écho à cette note de Hannah Arendt :  » Les seuls à croire au monde sont les artistes. La persistance de l’oeuvre d’art reflète le caractère persistant du monde… »

  Les philosophes sont ici les bienvenus, en compagnie des artistes, plasticiens, poètes, musiciens, écrivains – et de quiconque se préoccupe de ces façons particulières d’être au monde et du monde. De ma part, davantage de poésie que de proses : poésie ancienne (années 60-70), récente, publiée ou non, en cours d’élaboration.  » Quand les physionomies du monde (wùsè) le convoquent, comment l’homme trouverait-il quiétude ? » (Liu Xie, Wenxin diaolong, « Esprit de littérature en dragon ciselé », Ve s.)

 

Le chemin déroulé indéfiniment à travers de   
Larges pièces d’émeraude et chrome  –  colza
Fleuri, blé en herbe  –  jardin d’enfants sans autre
Travail que du temps la cuiller épaisse qui tourne
Les coeurs tièdes sous le ciel gris lumière
Sans oiseaux qu’un coucou proche  ( point trop articulé
Mais tierce mineure oui toujours )  et le remuement
D’insectes bleu-noir ou bruns dans le profond
D’un meuble essentiel ,

Présent à nous pourquoi jamais  ,  là  ,  maintenant
Par notre faible souffle nos pieds sitôt en cendres
Mais debout    lancés    étrave dans la couleur

Alain PRAUD

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

      

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